Tout Vénitien ou amoureux de la Sérénissime le sait: les jours d’acqua alta, mieux vaut être équipé·e de pied en cap avec bottes, pèlerine et parapluie et ne pas tomber des passerelles piétonnes, sous peine de finir trempé·e. Dans ce spectacle, un jour de pluie, la montée des eaux engloutit la maison où vivent, dans la discorde, un homme et une femme…
Au premier coup d’oeil, on croirait tomber sur une romance à la Lelouch, un peu loufoque, avec un homme, une femme, une maison bancale et un joyeux bazar bien orchestré. Oui mais voilà: le couple vit un quotidien absurde et orageux. Quand la pluie s’en mêle, la montée des eaux engloutit la maison dans la mer et la femme disparaît subrepticement. Il ne reste d’elle que sa chevelure, vivant vestige de celle qu’elle était. S’ensuit alors, en un spectacle de théâtre visuel mâtiné de danse et d’images numériques en mouvement, une quête à la frontière de l’onirisme, à la rencontre de l’étrange et de l’altérité.
